Dimanche 22 avril 2007
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11:03
On est le 22 Avril et comme beaucoup de français je suis allé voter aujourd'hui.
Etant dans une petite commune, le choix de l'urne traditionnelle est "obligatoire" (et c'est tant mieux) puisque étant la seule forme de vote disponible dans ma mairie.
Toutefois certain d'entre nous on eu la chance faaaaaabuleuse d'essayer ces machines ultra-perfectionnées et agréés par le ministère de l'intérieur. Notons néanmoins que le vote électronique, qui concerne lors de l'élection présidentielle plus de 1,5 million d'inscrits dans 82 communes de plus de 3.500 habitants, inquiète certains spécialistes qui craignent erreurs et fraude.
Un laboratoire de l'université Paul Verlaine de Metz, qui a réalisé une étude et des tests de vote sur deux de ces machines, conclut qu'environ un quart des électeurs qui les utiliseront risque de se tromper dans le vote, de renoncer ou de ne pas arriver au bout de la procédure, en raison de problèmes d'ergonomie visuelle. Un tel pourcentage appliqué au vote d'aujourd'hui remettrait en cause la validité d'environ 375.000 votes, souligne l'université (ce qui n'est pas négligeable quand même).
Qui plus est, l'élargissement du vote électronique n'a été précédé d'aucun débat public suffisant et en cas de scrutin très serré, le risque d'un contentieux judiciaire n'est pas totalement à exclure. En effet, une jurisprudence plutôt négative sur ce mode de scrutin existe à la Cour de cassation (c'est un fait avéré !). Pour tout vous dire la plus haute juridiction pénale et civile française a en effet annulé dans un arrêt de 2003 les élections des représentants d'un conseil d'administration d'une société de HLM, au motif que le vote électronique utilisé ne garantissait pas la confidentialité du vote.
Donc n'oubliez pas de vous rebellez si vous n'êtes pas d'accord et de signalez à votre Conseil Municipal qu'il existe une constitution prenant en compte le vote et l'appel des urnes dans ce pays et que celle-ci prime sur n'importe quelle loi où décret où décision d'un ministère quelconque !
Par jeffou
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Jeudi 7 juin 2007
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10:41
D'aprés une dépêche de l'agence Reuters George Bush fait part de son "fort désir" de coopérer avec la chancelière allemande Angela Merkel en vue d'un nouvel accord mondial de lutte contre le changement climatique, quelques heures avant l'ouverture du sommet du G8. Un conseiller du président américain a toutefois averti que les Etats-Unis s'opposeraient à l'adoption d'objectifs chiffrés en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre à l'occasion du sommet d'Heiligendamm, station balnéaire de la Baltique.
"Je viens aussi avec un fort désir de travailler avec vous à un accord post-Kyoto et (de voir) comment nous pouvons parvenir aux principaux objectifs", a déclaré Bush s'adressant à la presse à l'issue d'un déjeuner avec Merkel, en marge du sommet (En gros, ça ne l'engage à rien puisque les Etats-Unis n'ont jamais signés le protocole de Kyoto).
Avant de rencontrer la chancelière, Bush avait assuré que son propre plan de lutte contre le changement climatique s'inscrirait dans le cadre des efforts déployés par l'Onu et que Washington jouerait le rôle d'intermédiaire entre les différentes approches de la lutte contre les changements climatiques. De nombreux pays européens craignent que ce plan n'affecte les discussions entamées sous l'égide des Nations unies pour remplacer le protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, qui expire en 2012.
A l'occasion du sommet d'Heiligendamm, Angela Merkel souhaitait arracher un engagement des Etats-Unis en faveur d'une réduction de 50% d'ici 2050 des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Elle va vraisemblablement devoir se contenter d'un simple soutien aux efforts de l'Onu en vue d'un futur accord, bien que son homologue britannique se soit lui aussi prononcé en faveur de l'adoption d'objectifs chiffrés à l'occasion du sommet.
En conclusion les Etats-Unis continuent à polluer et nous à prendre des orages et tempêtes sur la gueule ! Comme quoi, le G8 c'est vachement important !
Par jeffou
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Samedi 9 juin 2007
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16:21
D'aprés une dépêche de l'AFP, les documents saisis par la
justice et publiés par le journal Le Monde daté de dimanche dernier montrent que la France voulait transmettre à Djibouti le dossier sur l'enquête concernant la mort du juge Bernard
Borrel en 1995. En effet, le corps carbonisé de ce coopérant français, conseiller technique auprès du ministère de la Justice djiboutien, avait été retrouvé près de la ville de Djibouti
en octobre 1995. L'hypothèse du suicide avait d'abord été retenue, mais la piste criminelle est désormais suivie, après des expertises médico-légales. Certaines dépositions, dont des éléments
sont toutefois contestés, ouvrent désormais l'hypothèse d'un assassinat politique sur ordre du pouvoir Djiboutien.
Deux documents saisis en avril dernier, lors de perquisitions aux ministères de la Justice et des Affaires étrangères, montrent que Laurent Le Mesle, alors directeur de cabinet
du ministre de la Justice Pascal Clément (et ancien conseiller de Chirac à l'Elysée), devenu aujourd'hui procureur général de Paris, a tenté de favoriser la transmission totale du dossier
criminel à Djibouti, comme les autorités de ce pays le demandaient.
"Je vous remercie de veiller à ce qu'il soit apporté une réponse favorable à la demande formulée par les autorités djiboutiennes", écrit Laurent Le Mesle dans une note à ses services
datée du 30 juillet 2004. Plus tard, le 28 septembre 2004, Laurent Le Mesle écrit à son homologue du Quai d'Orsay Pierre Vimont pour conseiller à Djibouti d'insister. "La demande sera alors
satisfaite, en tenant compte du délai qu'imposera la copie des 35 tomes de la procédure judiciaire."
Bien entendu M. Le Mesle nie les pressions ainsi que toutes accusations de manoeuvres
et il tient à affirmer "de la manière la plus solennelle, qu'il n'a jamais exercé de pression sur la justice. Il a, au contraire dans ce dossier, toujours agi dans le respect de la loi et des
responsabilités qui étaient alors les siennes".
La juge d'instruction Sophie Clément, chargée de l'enquête à Paris sur la mort de Bernard Borrel, avait finalement refusé en février 2005, dans une ordonnance, la
transmission de ce dossier à Djibouti. Une note de travail de la direction Afrique du Quai d'Orsay du 17 mai 2005 laisse alors transparaître un embarras : "malheureusement, les
services de la chancellerie ont mal évalué les conséquences d'une telle transmission. M. Perben, le ministre de la Justice, pourrait être poursuivi par Mme Borrel pour forfaiture".
Paris semble alors avoir suggéré à Djibouti d'insister encore en déposant une plainte devant la Cour internationale de justice (CIJ). Dans un télégramme diplomatique daté du 25 juin 2005,
l'ambassadeur à Djibouti, Philippe Selz, rend compte de son entretien avec le ministre djiboutien des Affaires étrangères. "Il m'a dit qu'il réfléchissait à notre idée de recours à la
CIJ", écrit-il. Djibouti déposera effectivement plainte en janvier 2006.
Et c'est cet épisode de l'affaire fait l'objet d'une instruction pour "pressions sur la justice". Deux juges d'instruction ont tenté en vain dans ce cadre, le 2 mai, de perquisitionner
au palais de l'Elysée. Toutefois, en octobre 2006, des mandats d'arrêt ont été délivrés par la juge Clément contre deux repris de justice en fuite, soupçonnés d'être des
exécutants du meurtre de Bernard Borrel. Elle a aussi convoqué en vain comme témoin le président djiboutien Ismaël Omar Guelleh, de passage à Cannes pour un sommet franco-africain. Ce dernier
dément toute implication dans cette affaire, qui visiblement, n'est pas prêt d'être terminé !
Par jeffou
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Samedi 16 juin 2007
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16:53
Selon une dépêche de l'agence Reuters, la Chine a censuré des extraits du dernier opus de la trilogie "Pirates des Caraïbes" sous prétexte que le film était
"diffamant et dégradant pour les Chinois", a rapporté vendredi une agence de presse locale. Le rôle de la star hong-kongaise Chow Yun-Fat, quijoue un seigneur pirate aux côtés de Johnny
Depp, a été réduit de moitié pour ne finalement apparaître à l'écran que dix petites minutes.
Le rapport des censeurs chinois cite un extrait du magazine The Popular Cinema pour justifier ces coupes dans le scénario. "Le capitaine incarné par Chow est chauve et son visage est
terriblement effrayant. Il a une barbe fournie et des ongles longs, dont l'image renvoie à la vieille tradition d'Hollywood de diaboliser les Chinois", indiquait le magazine (et aprés ça ils
organisent les J.O.).
Par jeffou
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